Le modèle de l'app, sans boîte noire
Chaque pourcentage que Rityvo affiche vient de quelques formules. Les voici toutes, telles qu'elles tournent dans l'application. Chaque étape est expliquée deux fois : en mathématiques, puis avec des mots qu'un enfant de 10 ans comprend.
Relire, surligner ou passer des heures sur un chapitre ne fait pas monter la maîtrise. Te souvenir tout seul, oui.
Le chiffre s'appelle « maîtrise estimée ». Il s'accompagne d'un niveau de confiance.
L'app ne garde que tes vrais rappels. L'oubli se calcule au moment où tu regardes.
Trois nombres par concept. Tout le reste s'en déduit.
En maths
Un concept, c'est une notion de ton cours, avec la définition que tu as écrite toi-même. Pour chacun, l'app garde trois nombres, et seulement trois :
La maîtrise du moment, le statut, la priorité et le planning sont recalculés à partir de ces trois nombres chaque fois que tu ouvres l'app. Aucune tâche ne tourne en arrière-plan.

En mots simples
Pour chaque chose que tu apprends, Rityvo note trois choses dans un petit carnet :
Avec ces trois informations, il peut deviner à tout moment combien d'eau il reste.
La maîtrise estimée baisse avec le temps, de moitié à chaque demi-vie.
En maths
Δ est le nombre de jours depuis le dernier rappel. Tous les H jours, la maîtrise estimée est divisée par deux.
Exemple. Avec A = 85 % et H = 20 jours, elle vaut 79 % deux jours plus tard, et 42 % vingt jours plus tard.
C'est une adaptation de la Half-Life Regression (Settles et Meeder, 2016). L'ancre garde le niveau réellement atteint, au lieu de supposer qu'on remonte à 100 % à chaque révision. Et H n'a rien d'universel : chaque concept, chez chaque élève, a la sienne.

En mots simples
Ta mémoire, c'est un seau avec un petit trou au fond.
Apprendre remplit le seau. Oublier, c'est l'eau qui fuit par le trou.
La demi-vie, c'est le temps qu'il faut pour que la moitié de l'eau parte. Au début, le trou est gros : en 3 jours, la moitié est déjà partie.
Tu réponds de mémoire, puis tu compares à ta définition. Ta note change deux nombres.
En maths
Tu notes toi-même ta réponse : Pas su · P = 0 En partie · P = 0,5 Su · P = 1
Le poids du rappel E dit combien ce rappel prouve. Il vaut 1 pour le tout premier, puis dépend du temps écoulé depuis le précédent (Δ en jours) :
Retrouver une réponse quelques minutes après l'avoir retrouvée ne prouve presque rien : elle est encore fraîche. Ce rappel compte pour un quart ; après une journée, il compte en entier.
La nouvelle ancre est une moyenne où l'ancien niveau pèse 1,6 et la nouvelle réponse pèse E :
Une seule bonne séance ne fait donc pas passer un concept de 20 % à 95 %. Depuis zéro, cinq « Su » faits des jours différents donnent 38, 62, 77, 86 puis 91 %. Les mêmes cinq « Su » le même soir s'arrêtent à 66 %.
La nouvelle demi-vie grandit si tu réussis, d'autant plus que tu avais attendu :
z = min(1 + Δ/H ; 3) après une réussite. Après un échec, z = 1 : rater au bout de trois semaines n'est pas plus grave que rater tout de suite. E modère le tout : un rappel qui prouve peu ne déplace guère la demi-vie. H reste entre 1 et 365 jours.
| Réponse | Aussitôt | Après 1 demi-vie | Après 2 ou plus |
|---|---|---|---|
| Su | × 1,08 | × 1,87 | × 2,55 |
| En partie | × 1 | × 1 | × 1 |
| Pas su | × 0,93 | × 0,73 | × 0,73 |
« Aussitôt » : le rappel précédent date de quelques minutes, donc E = 0,25. Les deux colonnes de droite supposent au moins une journée écoulée, donc E = 1.
L'espacement agit donc deux fois : un rappel refait trop tôt compte moins, et une réussite après un vrai délai fait grandir la demi-vie plus vite.

En mots simples
Chaque fois que tu te souviens tout seul, sans regarder ton cours, il se passe deux choses.
Mais te souvenir cinq minutes après avoir révisé, c'est facile : c'est encore tout frais. Alors ça compte un peu, pas beaucoup. Après une nuit de sommeil, ça compte en entier.
Si tu te trompes, le trou s'agrandit un peu. Ce n'est pas une punition : ça veut juste dire qu'il faudra revenir plus tôt.
Ce que dit le chiffre, et combien on peut le croire.
En maths
Statut d'un concept
Confiance d'un concept : faible si tous les rappels ont eu lieu le même jour ; élevée à partir de 4 jours différents dont un rappel fait après au moins un jour d'attente ; moyenne entre les deux.
Confiance d'un chapitre ou d'une matière :
Faible = 1, moyenne = 2, élevée = 3, jamais moins que « faible ». Un chapitre à 90 % dont un seul concept sur quatre a été testé reste en confiance faible.

En mots simples
La ligne orange à 80 %, c'est la ligne « je sais ». Au-dessus, c'est maîtrisé. Si ça redescend en dessous, c'est à revoir.
La confiance, c'est combien de fois on a vraiment regardé dans le seau.
Si on n'a regardé qu'une fois, ou toujours le même jour, on ne peut pas être très sûr de ce qu'il y a dedans. Si on a regardé plusieurs jours différents, là, on peut y croire.
Une matière vaut 100 points. On sait exactement où sont ceux qui manquent.
En maths
Maîtrise d'un chapitre : la moyenne de ses concepts. Maîtrise d'une matière : la moyenne de ses chapitres, pondérée par leur poids d'examen w (de 1 à 5).
Un chapitre découpé en 20 concepts ne pèse pas plus lourd qu'un chapitre en 4 : c'est son poids d'examen qui décide.
Points manquants d'un chapitre :
La maîtrise de la matière et les points manquants de tous ses chapitres font toujours exactement 100. Le « programme abordé », lui, est une autre mesure : la part des concepts testés au moins une fois.

En mots simples
Une matière, c'est un gâteau de 100 points, partagé entre les chapitres.
Les chapitres qui comptent le plus à l'examen ont une plus grosse part.
Ce que tu sais colore ta part en vert. Ce qui reste, ce sont les points à aller chercher, et Rityvo sait dans quel chapitre ils sont.
Quatre facteurs multipliés. Le plus grand score devient « Ta priorité aujourd'hui ».
En maths
Les raisons affichées sous la priorité sortent directement de ces facteurs : « Examen dans N jours », « Matière importante » (I ≥ 4), « X points à récupérer » (manque ≥ 1), « Ce que tu savais commence à s'effacer » (B ≥ 0,5).

En mots simples
Pour choisir quoi réviser, Rityvo pose quatre questions à chaque chapitre, puis il multiplie les réponses.
On multiplie parce que si une seule réponse vaut zéro, réviser ne sert à rien : un chapitre que tu sais parfaitement n'a pas de trou, alors son score vaut zéro, même si l'examen est demain.
Le chapitre qui a le plus grand score gagne : c'est ta priorité du jour.
Aucun intervalle n'est fixé à l'avance : c'est l'oubli qui décide quand revenir.
En maths
Deux durées découlent directement de la courbe d'oubli :
Le planning simule les 14 prochains jours.

En mots simples
Le planning, c'est un jeu où Rityvo imagine les deux semaines à venir.
Chaque soir, il fait comme si tu avais fait tes révisions du jour : il remplit un peu les seaux révisés et bouche un peu leurs trous. Le lendemain, il repose ses quatre questions à tous les chapitres.
Une seule règle en plus : jamais le même chapitre deux jours de suite, parce que réviser la même chose le lendemain n'aide presque pas ta mémoire.
C'est comme ça qu'un chapitre revient au bon moment : quand son seau s'est assez vidé pour regagner la partie.
Ces valeurs sont des choix raisonnés, pas des mesures. Chaque rappel est enregistré avec la maîtrise avant et après, pour pouvoir les recalibrer plus tard sur des données réelles.
| Poids de l'ancien niveau dans l'ancre | 1,6 |
| Poids d'un rappel refait aussitôt | 0,25 |
| Délai pour qu'un rappel compte en entier | 1 j |
| Vitesse de consolidation de la demi-vie | 0,45 |
| Bonus d'espacement maximal | × 3 |
| Demi-vie au premier rappel | 3 j |
| Seuil « maîtrisé » | 80 % |
| Horizon de l'urgence | 14 j |
| Besoin d'un concept jamais testé | 0,6 |
| Réussite supposée dans le planning | 0,75 |
| Seuil d'entrée dans le planning | 0,5 |
Sur quoi ça s'appuie